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Woody Allen est un anxieux et un cérébral. A l’occasion de l’étude de Hannah et ses sœurs, nous avons ouvert plusieurs portes. L’une sur les nouveaux rapports amoureux et l’autre sur la finitude, le néant et la mort.

Mais l’hypocondrie est équidistante de ces pôles. Elle mérite qu’on se remette en mémoire les éclairages de Henri Ey (manuel de psychiatrie) :

Il faut distinguer l’hypocondrie névrose et l’hypocondrie psychose et ce qui nous intéressera le plus c’est la psychopathologie explicative :

« L’hypocondrie maladie est à la fois la crainte et le désir de la maladie elle s’intègre tout naturellement à la conscience mélancolique sauf cependant sur un point en effet s’il se sent pourri contagieux pestiféré il ne cesse d’affirmer qui n’est pas malade mais fautif. »

« On ne peut pas dissocier chez de nombreux malades la fatigue névrotique de la névrose hypocondriaque à laquelle la préoccupation perpétuelle de la santé entraîne une recherche continuelle des douleurs et des sensations anormales dans toutes ou telle ou telle région du corps la plupart des lèvres pattes connaissent ce mélange de fatigue générale et de recherche inquiète d’une localisation par laquelle ils expriment une angoisse devant les mystères du corps en même temps qu’il tente de s’en délivrer par l’inculpation précise d’un organe. C’est ici qu’il faut situer par conséquence le symptôme défini par les auteurs anglo-saxons comme « overconcern with health » (préoccupation abusive de la santé) qui constitue souvent le minimum d’angoisse restée « découverte » chez le névrosé même le plus « défendu »

« Hypocondrie état dépressif et mélancolie. Les idées hypocondriaques de transformation et de négation corporelle. Le mélancolique se plaint de ne pas avoir un corps comme tout le monde il se sent vide, les intestins sont bouchés, le cœur est glacé ou il n’existe plus »

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