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Le sexologue est un médecin formé alors que le sexothérapeute est une sorte de coach en roue libre qui usurpe le titre de thérapeute (personne qui soigne des malades) .

Ce petit monde là tente de nous vendre un amour éternel formaté. Il s’agit de l’amour avec engagement. Le contraire de cette liberté que les esprits étriqués ont décidé de déclarer « infantile ». Comprenez que l’Homme, vu par ces femmes, c’est l’homme procréatif à qui on enlève toute possibilité de révolte et de liberté. A jeter ou presque, une fois utilisé.

Il décrète une supposée immaturité de ces hommes, qui ne veulent pas se rendre pieds et main liés à certaines femmes.

Elles adorent les serments éternels. Mais ici comme ailleurs le « toujours » ne dure qu’un instant.

Au mieux l’éternité se résume souvent au lendemain. Et les mêmes fanatiques du 100 % à l’infini, sont souvent les plus promptes à vous laisser tomber en une heure montre en main.

Elles sont parfaitement en mesure de vous lâcher tout aussi vite, juste après vous avoir conquis. Une sorte de droit à l’erreur, qu’elles ne reconnaissent pas à leur moitié.

On voit clairement que la psychothérapie tendance sexologique, sans diplôme sérieux, est un embrigadement comme elle est menée comme ici. En deux mots (il n’en faut guère plus) cette méthode monomaniaque consiste à vouloir ramener le déviant dans la norme. Comme dans les mouvements sectaires, on décrète que vous souffrez, que vous êtes une sorte de malade, un être anormal.

En fait on entretient la guerre des sexes, alors qu’il est acquis que la non-belligérance raisonnable consiste à bien séparer les antagonistes.

Même si le récit se veut moderne, il pue la connerie. La réunion de groupe façon « alcooliques anonymes » vise à rendre ces malades tout gentil, qui attendent respectueusement leur susucre comme des petits chiens. Un symptôme marquant de ce milieu, est que ces officiants cesse d’avoir le sourire « commercial » aux lèvres, quand on les remets eux en cause.

Ces nouveaux curés prétendent résoudre tout en quelques phrases simples… mais par de nombreuses réunions lucratives. La « guérison » n’est pas une bonne affaire pour eux. Autant orchestré les récidives.

Tous les couples vont obligatoirement colmater leurs brèches, avec leur prêchi-prêcha. Alors que la principale cause de désunions, c’est tout bêtement que les gens ne s’accordent pas ou plus. Les vases brisées se réparent mal. Aucun sexothérapeute n’a jamais dit à qui que ce soit «  il vous quitte ou elle vous quitte parce que vous êtes trop moche et vous vous laissez aller ». Au fond de ce commerce, c’est le ressort éternel de la recherche de la faute issue de la doctrine judéo-chrétienne. Et on nous emm*** encore avec cela !

Ce psychologisme bâtard transpose cela en une recherche d’une blessure profonde, quitte à amplifier ce qui ne mérite pas de l’être. C’est du niveau pseudo psychologue de télé-réalité. On en revient à la case « psychanalyse » de camarade Miller.

Tout ça pour ça. Comme l’écrit le philosophe Schopenhauer, in fine l’amour c’est très banalement l’instinct de procréation. On en fait tous l’expérience, une fois la semence produite, les fantasmes tendent singulièrement à disparaître. Il en va de même des beaux rêves, des âneries des films romantiques pour midinettes. Forcément post coïtum, on passe à autre chose.

Mais de la même manière que le besoin fondamental de se nourrir s’est transformé en gastronomie, chez les êtres évolués, l’amour utile est lui aussi devenu un art. Sous réserve qu’on sache le cultiver. Et pour cet art de vivre, on n’a pas besoin de ces petits personnages qui veulent régenter nos relations.

L’analyse qui précède fait suite à ma critique du film suivant : Cœurs en thérapie. Rosalie Thomass. Sexothérapeute charlatan. Guerre des sexes. 4/10

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosalie_Thomass

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