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Il est impossible de ne pas mettre au moins la note de 7/10 à des documentaires comme Kinderblock à Birkenau.

Vous pouvez aussi vous référer au résumé du Mémorial de la Shoah

Auschwitz comprend trois camps dont le plus terrible est Auschwitz II (Birkenau) – Il a été mis en place en 1941. Son but était clairement l’extermination, en particulier des juifs et des tziganes. Mais il servait aussi à la sélection pour le travail, sous la direction « médicale » de Josef Mengele.

Jusqu’à la fin du camp, ce sont toujours les génocides industriels qui dominent.

Il existe pourtant une curieuse parenthèse, quand les nazis font les beaux yeux à la Croix-Rouge. En 1944, Le camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, fait office de vitrine « humaine » pour le cantonnement des Juifs, comme jadis le Village Potemkine pouvait faire illusion vu de loin.

Et les « visiteurs » mandatés par le camp du bien, n’y voient que du feu. C’est vraiment une énorme erreur de la Croix-Rouge.

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« Pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), 1942 est une année de silence. Lors de sa séance du 14 octobre, il décide de ne pas dénoncer publiquement les déportations « auprès des États mis en cause dans certains cas graves »

– Archives du CICR.

«  le gouvernement suisse a joué un rôle important dans le silence du CICR face aux déportations »

« En 2006, le CICR a enfin reconnu que son silence constituait une erreur qui restera inscrite dans la mémoire de l’institution. »

La visite du Dr Maurice Rossel, délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en 1944, à Theresienstadt, marque un summum de l’aveuglement de l’institution. Alors qu’il fréquentait l’Allemagne nazie depuis 1942 il n’a pas dénoncé Auschwitz. Un camp forcément connu pour une entité comme la Croix-Rouge. Et pour Theresienstadt,en 1944, il aurait du se douter de quelque chose. Il n’a d’ailleurs pas fait correctement son boulot. A aucun moment, Rossel n’entre dans le camp et il n’interroge aucun des détenus. 

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Alors que pendant des années à Auschwitz-Birkenau, on liquidait les jeunes de moins de 16 ans systématiquement, les nazis ont eu soin de refaire le coup du faux camp avenant, pour les arrivants de Theresienstadt. Un Kinderblock est aménagé avec le maintien des familles et un système éducatif. On ne sait pas grand-chose sur cette parenthèse historique. Mais il suffit de dénombrer les rescapés à la libération, après les marches de la mort, pour voir qu’au final, le bilan est effroyable.

Le « camp des familles » reste une véritable énigme pour les historiens. Le film raconte cette histoire inédite et inconnue du grand public à travers le prisme de dessins originaux que nous avons animés.

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Je rajouterai cependant que des rescapés, jadis enfant, témoignent ici. Et c’est ce qui en fait la force principale. A noter le récit de l’artiste Yehuda Bacon qui a fait ce périple entre les deux mensonges que furent le Theresienstadt édulcoré provisoirement et la vitrine en toc du Kinderblock à Birkenau.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yehuda_Bacon

C’est Chochana Boukhobza, une réalisatrice-poétesse qui a choisi de passer des années en Israël qui nous raconte cela (de 17 à 21 ans). Un récit étonnamment sans pathos, qui se veut factuel. Et on apprécie ce procédé là.

Ci-dessous une oeuvre de Yehuda_Bacon au British Museum :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chochana_Boukhobza

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auschwitz

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-de-la-shoah-2015-2-page-87.htm

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