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Propagande ?

L’université vaut-elle la peine?

« Le parcours éducatif vous permettra de gagner plus de confiance en vous, de vous fixer de nouveaux objectifs pour l’avenir et d’apprendre à gérer votre temps efficacement. L’université vous permet également de créer un réseau d’amitiés internationales ou de contacts professionnels qui peuvent s’avérer utiles plus tard. »

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Passons de la fiction à la réalité.

On va d’abord parler de non-médecins célèbres.

Études universitaires indispensables ?

En un sens oui, si on se réfère aux cas de ces animaux sauvages de la télévision que sont Averty ou Rouxel. Ces cas d’espèce nous font d’ailleurs repasser de la réalité à la fiction.

Jean-Christophe Averty qui a terminé lamentablement, vu qu’il est devenu un homme de télévision. On lui doit d’avoir prôné de passer les bébés au hachoir à viande. Ce qui se défend sans doute dans un certain sens, mais qui ne démontre pas de grandes affinités intellectuelles. Vous avez compris que je rigole, j’espère. J’adore cet esprit espiègle et provocateur.

« Après des études à l’École alsacienne [comme notre nouveau premier ministre Gabriel Attal], au lycée Montaigne et au lycée Louis-le-Grand, Jean-Christophe Averty est reçu à l’École nationale de la France d’outre-mer mais il y renonce pour faire des études de droit, de lettres, d’anglais, de philologie. Il intègre l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC, de la promotion 1948-1950) dont il ressort diplômé. ».

Le fondateur des Shadocks, Jacques Rouxel :

« Fils et frère de marin, il est élève du lycée français de New York jusqu’en 1946, il rentre à l’École des hautes études commerciales de Paris dont il sort diplômé. Son goût pour le dessin se développe tardivement, pendant son service militaire dans la marine et sa scolarité à HEC »

J’ai quand même l’honnêteté de dire que tous les comiques talentueux ne sont pas issus de la cuisse universitaire de Jupiter :

Ainsi l’ubuesque Alfred Jarry a montré ses limites :

« Jarry obtient en 1890 la seconde partie du baccalauréat, mention « Bien ». En 1891-1892, il est élève d’Henri Bergson et condisciple de Léon-Paul Fargue et d’Albert Thibaudet au lycée Henri-IV. Il échoue au concours d’entrée à l’École normale supérieure (trois échecs successifs suivis de deux échecs pour la licence ès lettres). »

Plus sérieusement :

Études universitaires indispensables ? Non mon fils !

Les nazis universitaires ont souvent laissé de très mauvaises impressions. Comme pour ces commandants des einsatzkommando, qui étaient en général diplômés.

Bien sûr que Joseph Goebbels est un bandit et une racaille, mais c’est aussi un intellectuel, comme le reconnaissait le prix Nobel Günter Grass lors de son débat avec Pierre Bourdieu. Ce qui rend cet enfoiré nazi encore plus dangereux.

On revient au cas des médecins :

Mais il y a aussi des « sinistres » célèbres comme le Pr hirt, le Dr Karl Brandt, le Dr Julius Hallervorden, le Dr Irmfried Eberl etc.

Accessoirement il vaut mieux écrire ici qu’il est préférable d’être diplômé pour exercer ces métiers. Hum…

Rappelons cependant que la majorité du peuple allemand convaincu par le nazisme n’était pas fait de diplômés.

Max Weinreich : « Comment pouvait-on être « intellectuel » et nazi, de concert, la question semble insoluble si on enferme le national-socialiste dans la folie et l’irrationnel… il faut dissocier cette figure si profondément ancrée en Occident de l’intellectuel nécessairement humaniste, cosmopolite, ouvert sur l’autre. »

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La médiocrité peut se cacher aussi à l’université. cette institution n’a pluss le privilège de l’excellence. Des self made men le prouvent tous les jours. Mais qu’on soit dedans ou dehors, il faut une bonne dose d’intelligence quand même. Les formes d’intelligence peuvent varier d’ailleurs. Les candidats à la réussite hors parcours balisé, ont souvent davantage d’intelligence sociale que de rigides Professeurs Tournesol.

Mais un enseignement poussé reste bénéfique, pour ceux qui n’ont pas trouvé leur voie en cours de route. Une sorte de solution de facilité, en restant guidé par des rails ?

Homme libre.

Pour finir, « réussite sociale » ne signifie pas nécessairement accumulation, jolie blonde, voiture puissante, jets et beaux quartiers.

Comme me le rappelait mon père, on peut tout autant choisir la vie pleine d’un instituteur. Lequel bénéficie de larges plages contemplatives, permises par les vacances. Ou de toute autre profession non totalement aliénante. Comme le disait Nietzsche, qui était lui bardé de diplômes, « Celui qui n’a pas les deux tiers de sa journée pour lui-même est esclave » … Dans Humain, trop humain

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i13254430/le-bebe-a-la-moulinette-et-jean-christophe-averty

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Rouxel_(auteur_de_dessins_anim%C3%A9s)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Jarry

https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/the-role-of-academics-and-teachers

https://fr.timesofisrael.com/comment-des-intellectuels-proches-des-nazis-ont-contribue-a-lideologie-du-genocide/

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2017-3-page-241.htm

https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251444697/hitler-et-les-professeurs

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