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Il est de notoriété publique que Pete Townshend a été abîmé par les addictions. Et cela était clair dès le début des années 70. Il a souffert de gros problèmes d’alcoolisme, mais pas que ça. Pour Keith Moon se fut encore pire et il mourra de ses excès en 1978. Pete Townshend

Il a tenté de trouver une roue de secours avec le guru Meher Baba. Cela se faisait beaucoup dans le post 68.

  • Avec les fadaises qu’on nous avait mis dans la tête dans les années 60, un ami et moi même avons tenté de présenter un copain suisse qui avait disjoncté, aux bons soins d’une secte acceptable. Sa famille était désemparée. On a cru bien faire. Le jeune voulait qu’on aille trouver les membres du groupe Yes, après leur grand concert à Lausanne en 1970, pour leur parler. C’était bizarre. Il passait des heures à voir s’écouler l’eau au robinet de la baignoire. Il cassait tout chez ses parents. Heureusement que la secte a récusé le « malade », pour ce qui était à l’évidence était une amorce de schizophrénie clastique. Je n’avais pas encore entamé mes études de médecine.

Il prétend avoir été abusé par une de ses grands mères (sa tante?), obsédée sexuelle, à l’âge de six ans. Il se déclare bisexuel. Il a fréquenté des sites pédophiles. Mais le sexe n’est pas forcément sa tasse de thé.

Il a des problèmes de repli et d’incommunicabilité. Ce qui fait que même sur scène, il peut être offensant. Il détruisait régulièrement les guitares.

Il tape sur tout le monde :

Dans le magasine Rolling Stone, il “remerciait Dieu” que Keith Moon et John Entwistle ne soient plus parmi nous (le premier est mort en 1978, le deuxième en 2002). “C’était vraiment chiant de jouer avec eux. Ils n’ont jamais, jamais essayé de fonder un autre groupe par eux-mêmes. Je crois que ce qui a cimenté les Who, c’est ma rigueur musicale, et mon efficacité rythmique.

Mais il s’est excusé depuis.

Mais ce fond difficile et ravageur est consubstantiel de l’œuvre :

Townshend parle d’autodestruction artistique. Il reprend pour lui cette « théorie » de Gustav Metzger ; ce artiste « politique » allemand. Et je suis bien d’accord avec cela. Pour moi le travail des Who, n’est pas une musique « psychédélique », comme on le voit écrit ici ou là. Non, c’est une musique « politique », mais dans le bon sens du terme.

A noter que des héros de ses grands opéras rock sont des handicapés. De l’autodestruction à la « fascination » de le destruction.

Ce maniaco-dépressif a eu des hallucinations au milieu de la foule.

Et malgré tout cela, il ne fait pas partie de ces rock stars qui ont disparu jeunes.

Il a parlé de lui dans ce « Who I Am » ; qui fait écho au « Who are you ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pete_Townshend

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Yes_concert_tours_(1960s%E2%80%9370s)

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