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Une liste imparfaite, non exhaustive et volontairement polémique des nouvelles attributions médicales pourrait ressembler à ceci :

  1. – Référent permanent, lien social.
  2. – Grand organisateur de la naissance, de l’amour et de la mort.
  3. – Gérant du mal de vivre.
  4. – Héritier des abandonnés.
  5. – Juge de paix, Substitut de l’autorité.
  6. – Dépositaire du secret
  7. – Gardien des traditions
  8. – Pygmalion
  9. – Grand gourou
  10. – Grand argentier de la sécurité sociale
  11. – Assistante sociale de luxe
  12. – Curé de campagne, pasteur, rabbin ou imam
  13. – Père, mère, grand-père, grand-mère

* Gardien des traditions

  • * Une conséquence de l’éclatement des structures d’accueil est la perte de tout le savoir traditionnel qui se transmettait de grands-parents à petits-enfants dans des domaines aussi divers que l’alimentation, les traitements simples d’affections bénignes, la pharmacopée traditionnelle des familles, le sens des maladies, ce qui implique un recours toujours plus fréquent au médecin, en pédiatrie surtout, et ce pour des affections souvent insignifiantes. Un devoir éthique du généraliste est là aussi évident, celui de réactiver tout ce savoir empirique dont il de-vient le dépositaire, celui de savoir rassurer et désamorcer la composante anxiogène des maladies et celui tout simplement de savoir mettre quelquefois son savoir au second plan. Les tenants des médecines douces l’ont bien compris, et leur succès actuels sont sans doute une conséquence de l’évolution des moeurs.
  • On mange ensemble Monsieur Cohn-Bendit ?

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