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Une liste imparfaite, non exhaustive et volontairement polémique des nouvelles attributions médicales pourrait ressembler à ceci :

  1. – Référent permanent, lien social.
  2. – Grand organisateur de la naissance, de l’amour et de la mort.
  3. – Gérant du mal de vivre.
  4. – Héritier des abandonnés.
  5. – Juge de paix, Substitut de l’autorité.
  6. – Dépositaire du secret
  7. – Gardien des traditions
  8. – Pygmalion
  9. – Grand gourou
  10. – Grand argentier de la sécurité sociale
  11. – Assistante sociale de luxe
  12. – Curé de campagne, pasteur, rabbin ou imam
  13. – Père, mère, grand-père, grand-mère

* Juge de paix, Substitut de l’autorité

  • De nombreux certificats nous sont demandés quotidiennement et selon un rythme inflationniste qui nous instaure certificateurs de tout et de rien. Aux certificats traditionnels et obligatoires se sont ajoutés les demandes pour organismes bancaires, assurances, compagnies diverses, les constats quotidiens de coups et blessures, les formulaires COTOREP, d’invalidité, d’ALD, toutes les attestations sportives, de plus en plus complexes, les certificats d’aptitude ou d’inaptitude à n’importe quoi, les constats de bonne ou de mauvaise santé, ainsi que des de-mandes de plus en plus farfelues destinées à soutenir des causes rarement désintéressées. La rédaction de tous ces « sésames » obligés, rôle nouveau que nous confère la société, devrait elle aussi susciter une réflexion éthique afin de préciser cette fonction de grand certificateur de tous les maux qui nous incombe bien malgré nous, et à laquelle nous répondons bien souvent avec désinvolture et sans mesurer les implications de ces signatures presque toujours positives, puisque accordées à nos « clients ».
  • N’est-ce pas Monsieur l’employeur ? Dans le domaine scolaire par exemple, l’activité « certificat » a pris une importance considérable en très peu de temps, le médecin en véritable auxiliaire du surveillant général, étant actuellement sollicité pour attester de chaque absence, de chaque manque-ment à la discipline, comme si la parole des parents ou de l’élève n’y suffisait plus. Cela commence en maternelle et se poursuit jusqu’en Faculté….. Le sacrosaint certificat médical a remplacé le billet d’excuse traditionnel écrit par les parents, et le médecin se retrouve en position de juge ou d’avocat, otage d’un système scolaire en crise d’autorité.
  • D’accord Monsieur le Proviseur ?

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