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Sous le titre « Promenade de santé » je tente de promouvoir des abords médico-culturels apaisants. Tout ce qui me passe devant le nez. C’est une démarche passive, car je ne crois pas trop à des échappatoires de type « médecine douce » dans les « vraies » maladies.

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En général les critiques d’émissions télévisées sont traitées dans le site frère librecritique.fr, mais là ce qui pourrait passer pour une thérapie traditionnelle, cette musicothérapie comme on dit maintenant, mérite d’être « examinée » médicalement.

Le Bal musette est un drôle d’anachronisme, que je croyais disparu. J’en étais encore aux Yvette Horner et autres André Verchuren. Des noms qui mine de rien sont encore bien ancrés dans certaines cervelles.

Mais en allant dans les coins les plus reculés de mon bouquet internet, j’ai pu constater que ces variations musette étaient bien présentes sur plusieurs chaînes à la fois. Il y a donc un public. C’est une affaire sérieuse !

  • Même si on peut douter de sa fraîcheur, quand on voit les « vieux » qui se dandinent encore sur la piste.

Bon, je suis un Béotien, je découvre ces « produits » du terroir basés sur l’accordéon et quelques instruments bizarres. Dans ces bals, on pratique des danses de style musette, telles que la valse musette, le tango musette, le paso musette, la java, paso doble et même le Tango stricto sensu.

A l’heure de l’intelligence artificielle, il me semble qu’il y a quelque chose de cet ordre mathématique dans ces musiques qui me semblent mues par des algorithmes internes très tenaces. A moins qu’on ne se réfère qu’à la musique répétitive.

Plus suspect encore, c’est la mine et le bouger des artistes qui jouent de ces instruments. Il y a une sorte de sourire permanent et de chorégraphie quasi immobile, qui font penser à des robots. On a le même sentiment d’étrangeté avec les compétitions de danses de salon.

Je ne dis pas cela avec mépris. Simplement quelque chose m’échappe. Et puis de toute façon j’ai envie d’être gentil avec ces « phénomènes » là.

Ce genre musical a tout le nécessaire pour permettre de le caser dans l’aide aux patients. En tout cas cela ne peut pas faire de mal ou retarder un traitement.

De part sa nature immuable, tel un rituel religieux, il participe à la détente psychomusicale. On entre dans le « sacré ». A moins qu’au bout d’un moment on ait envie de se tuer l’accordéoniste. Et là encore, ce transfert inversé pourrait être un signe de guérison. Mais on peut aussi se trémousser au son des ces rythmes hypnotiques.

Bon cela dit, la musicothérapie ne date pas d’hier. Mais elle n’a jamais vraiment dépassé le stade de curiosité prometteuse. Alors que le bal musette est toujours là. Peut-être qu’on devrait plutôt insister sur son rôle d’animation musicale pour maison de retraite. Ce qui est déjà une bonne chose.

Quelques artistes parmi ceux que j’ai pu visionner : Joel Hérissé, Emmanuel Rolland, Clémence Duchaussoy, Pierre-Yves Lombard, Mickael Richard (décès en 2020… l’émission ne date pas d’hier)

A noter qu’à la télé cela se termine régulièrement par un bœuf ou Jam session.

https://www.123musette.fr/

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