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Si l’on a bien compris le bas de page du site, Marc Hellebroeck, Professeur d’histoire – géographie, s’exprime sous licence libre dans le Boulevard Voltaire (Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale)

Promenade de santé ? Oui, car son travail est bienfaisant et donc recommandable pour les libertaires en souffrance que nous sommes.

Il nous permet de mieux respirer, bien que cela reste encore sous cette chape de mauvais béton Woke.

Et donc cette prescription de M Hellebroeck a sa place sur notre site, également libre, sans pub et dédié au médico-culturel non lucratif. Nous aussi, la liberté guide nos pas. Mais bien qu’on ait la tête haute, on prend soin de ne pas mettre nos pieds dans les excréments.

A noter quand même que Voltaire a écrit Zaïre. Et que Zaïre est l’autre nom du Congo (belge) dont on cause. Donc le Boulevard Voltaire boucle la boucle, en se rendant ainsi complice d’Hergé, sans même le savoir. Il faudrait quand même être plus vigilant alors qu’une brigade de commissaires politiques traquent le moindre solécisme.

C’est à vous que je parle, ma sœur.
Le moindre solécisme en parlant vous irrite ;
Mais vous en faites, vous, d’étranges en conduite.
(Chrysale dans les Femmes savantes, acte II, Scène 7)

***

Une nouvelle édition de la seconde aventure de Tintin vient de paraître. Tintin au Congo nouvelle version s’accompagne… d’une préface sur son contexte colonial. Une mise en garde afin d’éviter de traumatiser le jeune lecteur avec des stéréotypes paternalistes et racistes.

Bref, Tintin, c’est comme Mein Kampf, réservé à des lecteurs avertis ! D’ailleurs, on remarquera que le reporter possède un physique typiquement aryen (!), arbore une houppette (presque une mèche, comme qui vous savez) et que son chien s’appelle Milou, « mi-loup » comme un berger allemand ! On aurait dû se méfier…

Une simple préface, c’est insuffisant. Appliquons au héros d’Hergé les principes de la culture de l’effacement venue des universités américaines ! Ces mêmes universités de gauche progressiste qui n’arrivent pas à condamner l’antisémitisme meurtrier…

La plupart des albums de Tintin doivent donc être mis au pilon ou livrés aux sensitivity readers, ces censeurs qui réécrivent les classiques en les expurgeant de leurs contenus incompatibles avec le « politiquement correct » woke.

Vous êtes prêts ? Allez, c’est parti…

Tintin aux cons, go !

– Tintin au pays des Soviets : interdit pour diffamation à l’égard des ancêtres des élus LFI, accusés injustement d’être islamo-gauchistes, alors que c’est faux pour la seconde partie du mot.

– Les Cigares du pharaon : titre en infraction avec la loi Évin, à remplacer par « Tintin militant écologiste et converti au véganisme mâche désormais un brin d’herbe comme Lucky Luke dans les dessins animés américains ».

– L’Étoile mystérieuse : livre à brûler pour blasphème « raëlophobe » et racisme à l’égard des formes de vie extraterrestres.

– Tintin au pays de l’or noir : pour cause de réchauffement climatique, on lui préférera « Tintin écoresponsable vêtu d’une veste en chanvre roule en trottinette électrique dans le XVIIe arrondissement de Paris pour aller acheter du boulgour bio dans une épicerie commerce équitable tenue par un réfugié ouïghour » (préfacé par Greta Thunberg).

– Objectif Lune : d’abord censuré pour pornographie, puis repêché.

– Les 7 boules de cristal : censuré, également, pour pornographie et renommé « Rastapopoulos le vieux cisgenre blanc, pervers et patriarcal part pour un séminaire de désintoxication sexuelle animé par Sandrine Rousseau ».

– L’Oreille cassée : album aux relents handiphobes désormais intitulé « L’Oreille intouchable et inclusive » (César garanti en cas de version cinéma avec Omar Sy dans le rôle de Tintin et François Cluzet en Professeur Tournesol).

– Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le rouge : deux livres expurgés des pirates virilistes et rebaptisés « Le capitaine Haddock en pleine transition de genre, devenu décolonialiste, intersectionnel et financé par George Soros, affrète un navire humanitaire en Méditerranée pour ramener des migrants soudanais en Europe ».

– Coke en stock : détruit pour islamophobie (ne pas rappeler la traite esclavagiste arabo-musulmane, comme le préconise Christiane Taubira).

– L’Île noire : un titre explicitement raciste qui devient donc « L’Île multiraciale et multiculturelle où tous les hommes et les femmes et les racisés et les LGBT, quelles que soient leurs origines ethniques et religieuses et quelles que soient leurs orientations sexuelles, vivent en parfaite harmonie dans l’amour, la tolérance et le respect mutuel, mais à la fin, c’est quand même les barbus qui butent tout le monde et imposent la charia » (avec Yassine Belattar, un acteur de poids, pour incarner à la fois Dupond et Dupont dans l’adaptation cinématographique).

– Les Bijoux de la Castafiore : à ne plus jamais imprimer pour éviter un procès en diffamation d’Aya Nakamura.

– Le Lotus bleu : pas censuré ni remplacé parce qu’en France, le racisme anti-asiatique est toléré, il n’y a qu’à voir en banlieue…

Bientôt, il va falloir s’occuper de Stendhal, parce qu’un titre comme Le Rouge et le Noir, ça évoque le racisme le plus nauséabond. Quant à Jules Verne, cet auteur zemmourien a osé écrire un roman intitulé Aventures de la famille Raton. Autodafé pour Jules Verne !

Sinon, pas d’avertissement ou de réécriture au programme pour contextualiser ou censurer la xénophobie et les appels à la violence d’un livre qui évoque des Juifs transformés en « singes » ou en « porcs » et appelle à combattre, torturer et tuer les incroyants. Il y a tout de même des priorités : le danger primordial pour la jeunesse, c’est, d’abord et avant tout, Tintin !

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